Sponsoriser un microdrama ou produire le sien ?
À Singapour, Singtel sponsorise le premier microdrama du groupe SPH Media. Parrainer une série ou produire la sienne : ce que ça change pour une marque.
À Singapour, l'opérateur Singtel est le premier sponsor de CONNECTED, une comédie d'horreur en 24 épisodes, premier microdrama du groupe de presse SPH Media, mise en ligne en trois salves depuis le 10 octobre, selon Marketing-Interactive. La série sort sur les sites du groupe et sur les réseaux sociaux de l'opérateur.
Sponsoriser un microdrama, qu'est-ce qu'on achète ?
Une audience déjà constituée et un risque partagé. Le média fournit les lecteurs, les canaux. La marque fournit un budget et un thème. C'est confortable, et Singtel ne s'en cache pas : l'opérateur dit attendre de l'accueil du public des enseignements sur ce nouveau format.
Coté créatif, les créatures de la série sont nées de dessins d'artistes maison, mêlés ensuite à des prises de vues réelles avec l'aide d'un partenaire spécialisé en IA. L'annonceur en fait un argument : l'IA à côté de l'humain, pas à sa place. On ne le contredira pas.
Sponsoriser ou produire sa série verticale : que reste-t-il à la fin ?
C'est là que ça se corse. Aux États-Unis, un directeur de création résume la situation : les marques se contentent de « louer le format », sans plan véritable, rapporte Marketing Dive. Le même article permet de comparer deux écoles. Gushers a sponsorisé un thriller de 57 épisodes qui a dépassé les 150 millions de vues, et la marque est apparue dans le final. Crocs a produit sa propre histoire, près de 10 millions de vues, et en a tiré une suite.
Tout se loue, de toute façon : même les catalogues télé partent désormais chez les applications verticales, débités en clips de deux minutes au plus, note Cynopsis. La seule question utile est ce que vous voulez posséder quand la campagne s'arrête.
Sponsoriser est une bonne façon d'apprendre. Produire est la seule façon de garder les personnages. Et une fiction de marque qui vous appartient n'est pas hors de portée : un microdrama de marque, c'est 2 à 12 épisodes de 60 à 90 secondes, à partir de 50 000 €. Le simulateur vous dira où vous situer.
